La vierge en bleu

 

J'ai une faiblesse pour les romans dont l'action se déroule à une époque différente de la notre, qu'il s'agisse de la seconde guerre mondiale, de la commune, de la guerre de Sécession, du Moyen-Âge, de la Renaissance, ou encore de la Révolution… et je me concentrais ces temps derniers sur des intrigues plutôt contemporaines… Sacrifions donc à un goût du romanesque ridicule certes, j'en conviens, mais que voulez-vous, on ne se refait pas!!

En cherchant dans les rayons de ma bib adorée La jeune fille à la Perle, je suis tombée sur le premier roman de Tracy Chevalier : La vierge en bleu. Lorsque je vois les mots Vierge et bleu accolés, me revient immédiatement le souvenir de AI, le film de Spielberg à la fin duquel (enfin, on croit que c'est la fin) le mouflet/robot larmoyant supplie la Fée bleue durant environ 48 minutes de le transformer en vrai garçon d'une voix pleurnicharde. Je me souviens parfaitement de mon exaspération face à l'absence de réaction de la hiératique statue, que j'en étais venue moi-même à houspiller pour qu'elle réponde (éventuellement par une paire de baffes), et que le gamin cesse de nous les briser à force de miauler.

La vierge en bleu, c'est pas ça du tout…
Au 16e siècle, Isabelle du Moulin, enceinte, est contrainte d'épouser Etienne Tournier, et part vivre dans sa nouvelle famille rigide et brutale, qui ne semble guère l'apprécier. Isabelle la Rousse, fascinée par la Vierge, doit lutter contre le poids du jugement de cette famille huguenote austère, qui ne voit pas d'un bon œil ce culte à Marie. Alors que les persécutions contre les huguenots s'intensifient dans toute la France, la famille doit fuir les Cévennes pour se réfugier en Suisse.

Au 21e siècle, Ella Turner arrive des USA et emménage à Lisle sur Tarn. Pendant que Rick, son mari, travaille à Toulouse dans un cabinet d'architecte, Ella s'ennuie dans ce petit village où elle n'arrive pas à s'intégrer. Sur les conseils de son professeur de français et aidée par Jean-Paul l'étrange bibliothécaire, Ella se lance dans une recherche généalogique, en quête de ses origines cévenoles. Troublée par des cauchemars récurrents qui colorent ses nuits de bleu et lui rappellent des psaumes anciens, l'américaine éprouve des sentiments étranges au fur et à mesure de son enquête.

Le récit alterne les parcours de ces deux femmes indéfectiblement liées, l'une cherchant à comprendre comment des événements ayant eu lieu 500 ans plus tôt peuvent trouver résonance dans sa vie actuelle.

Un roman très agréable, qui se lit d'une traite. TC ne lésine pas sur le mélange d'éléments garantissant le succès : mystère, amour, suspense, histoire… Des valeurs sûres, pour passer un bon moment, sans prétention.

Sur fond de recherche généalogique façon polar, s'ajoute une dimension mystique, ésotérique qui n'emballera peut-être pas tout le monde, mais cela ne m'a pas gênée du tout, et j'ai trouvé ce petit roman fort plaisant!

 


c'est tellement bien présenté... je note!



Je pense que cela devait me plaire. J'avais aimé la jeune fille à la perle.



Et pourquoi le goût du romanesque serait-il ridicule ? Hein, je vous le demande... :o)


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