Le Huit

Un très ancien jeu d’échecs passionne les érudits et scientifiques de tous poils à travers les siècles : pensez donc, il paraît que celui qui parviendrait à en réunir les pièces deviendrait quelque chose comme le maître du monde !!
 
Ainsi, Catherine la Grande, Rousseau, Voltaire, Robespierre, et même Napoléon se tirent la bourre pour mettre la main sur les précieuses figurines. Mais Mireille de Rémy veille et, fidèle au serment prêté, elle lutte pour que ce pouvoir absolu ne tombe en de mauvaises mains.
 
En 1972, Catherine Velis, informaticienne, part travailler pour le compte de l’OPEP et se trouve mêlée malgré elle à cette quête du « Jeu de Montglane » à laquelle elle ne pige pas grand’chose en premier lieu. Toutefois, les cadavres et les énigmes s’accumulant sur sa route, elle est bien obligée d’intégrer les données dont elle dispose pour se sortir du pétrin…
 
700 pages de course-poursuite, de trahison, de découvertes inouïes, de meurtres sur fond à damier, au son de « le roi roque » et de « nous ne sommes que des pions ».
Ça se lit très bien, même si à mon avis, la comparaison qu’ose la 4e de couv avec Perez Reverte est outrée. N’est tout de même pas Arturo qui veut, et je reste convaincue que Le tableau du Maître flamand lui est supérieur!!
Point besoin d’être un grand maître des échecs pour comprendre de quoi il retourne, le jeu des rois est en fait un prétexte à construire une intrigue un peu originale.
 
Mais le name dropping sous la Révolution m’a un peu fatiguée : c’est incroyable comme certaines gens se trouvent toujours au bon endroit au bon moment et font ainsi connaissance tout à fait par hasard de Talleyrand, Marat, Charlotte Corday, Napoléon, David, etc… Je sais bien qu’on ne prête qu’aux riches et qu’en plus, ces rencontres prétendument fortuites sont fortement liées au pouvoir du Jeu, mais quand même, faut pas pousser Mémée dans les orties.
Et pis bon, le jeu quasiment vivant qui brille dans la nuit... bof. 
 
Un bon roman de plage, qui vous permettra également de lester votre rabanne par temps venteux (868 grammes, chez Le Cherche-Midi), et dont la couverture glacée devrait résister correctement à une présence prolongée de monoï.

J'avais beaucoup aimé ce roman. Tu as raison, c'est un bon roman de plage !



Avec les inconvénients et les avantages que lui confère ce titre...



Il est sur ma pile pour cet été !!!!



J'ai été très déçue par ce roman, ayant entendu d'excellentes critiques à son sujet. Je l'ai trouvé trop long, beaucoup trop long. Et comme tu le fais remarquer, toutes ces rencontres opportunes de gens célèbres... too much!



Je l'ai lu il y a longtemps et je n'ai pas aimé; trop long, pour une intrigue qui pouvait être écrite en moitié moins de pages. Des incohérences, des détails bien "américains" (tu en parles très bien); et puis je crois tout simplement que je n'ai pas compris grand chose.



Z'avez raison les filles, c'est un peu long. Mais bon, ça se laisse lire quand même. Moi aussi j'avais lu de bonnes critiques sur les blogs, c'est même pour ça que je l'avais noté!



On l'a lu quand nous sommes partis grimper à Kalymnos : le très long voyage, la plage, le vent... Il a fait passer le temps, mais c'est tout. Du coup, on l'a filé à une copine qui vit au Maroc, pour s'occuper quand les colis de France tardent.
Franchement "le cercle magique" et "un risque calculé", même pour la plage, sont un peu légers.


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