L'espion du prince Oleg

Rififi dans la Russie médiévale, revêtez touloupe et bottes fourrées, vous voilà propulsés au pays de Michel Strogoff où, comme ailleurs, les crimes crapuleux et les assassinats se perpètrent éhontément.

Dieu merci, le valeureux boyard (aucun rapport avec le fort éponyme) Artem, enquêteur perso de Vladimir met au service de son Prince une clairvoyance à toute épreuve, et un sens du devoir qui l'honore. Aidé de ses fidèles vassaux Tic et Tac, euh pardon Mitko et Vassili, Artem dirige les interrogatoires, interpelle les suspects, bref se démène. Ses efforts seraient malheureusement vains sans l'aide précieuse que lui apporte son ado de fils, qui s'appuie sur des connaissances toujours utiles dans le milieu local des coupe-jarrets.

 

Dans cet épisode (Artem et consorts sont des personnages récurrents chez Arseneva) l'équipe de choc a fort à faire puisque l'un des Varlets (un varlet est un bébé-guerrier en phase d'incubation dans l'armée (aussi appelée Droujina), par opposition aux Anciens, vieux de la vieille ayant combattu à Gergovie, Alésia, Bouvines et j'en passe) est retrouvé mort, ce qui est vraiment injuste, d'autant qu'il chantait si bien, bichette.

Comme Artem est multi-tâches, il doit également démasquer l'odieux assassin d'une belle jeune dame, retrouvée étranglée dans le quartier craignos de la cité. L'ex-futur-mari éploré ne se remet pas de ce crime, jurant ses grands dieux qu'il écorchera le coupable à la petite cuiller et Artem lui a promis de faire la lumière sur ce répugnant forfait.

Les deux affaires sont-elles liées? Seraient-elles au contraire complètement distinctes, l'une ayant trait à l'espionnage et l'autre simplement à la cupidité? Accessoirement, Artem a-t-il trouvé la (nouvelle) femme de sa vie? 

Bon, ce n'est pas le polar du siècle, mais il se lit très agréablement et on passe un bon moment bien que le tout soit sans surprise. Les fans de "polars historiques" du Juge Ti chez Van Gulik, ou du frère Cadfael d'Ellis Peters apprécieront sans doute!


Ah oui. Mais non.




Rhoo, ah bon?