L'enfant de l'amour
Qu'ai-je à voir avec l'Académie suédoise? Pas grand chose, j'en ai bien peur… Ses honorables membres ont décerné en 2007 à Doris Lessing le prestigieux Nobel de littérature, consacrant la vieille dame à 88 ans.
Évidemment, je n'ai nullement la prétention de remettre en cause le choix des grands sachems de la lettre, mais il faut avouer que je suis bien déçue par ma première approche de l'œuvre de Mamie Lessing, au cas présent Un enfant de l'amour.
Encore une fois, la 4ème de couv est minable : elle résume 90% du bouquin, et seules les 10 dernières pages nous réservent quelque surprise.
Même si le roman n'est pas très long, c'est quand même rageant : si les éditeurs ne sont pas foutus d'écrire 10 lignes sur un roman sans le déflorer complètement, ils pourraient se contenter de coller une photo de l'auteur et une mini bio, ça serait plus utile. À la rigueur une recette de cuisine, des annonces matrimoniales, un horoscope ou le calendrier des vacances scolaires de la zone C...
Bref, de toute façon, ce n'est pas le seul reproche que je ferai à la narration, qui nous compte par le menu les mésaventures de James, un jeune homme britannique, romanesque et timide (timoré?) enrôlé dans la seconde guerre mondiale. Après des semaines de navigation sur un rafiot militaire dans des conditions abominables, le malheureux échoue quelques jours au Cap et tombe dans les bras de Daphné, celle dont le souvenir va dorénavant hanter sa vie.
Sur fond de camp militaire, décolonisation, conflit mondial, grandes idées et désillusions, ce récit est ennuyeux au possible, on a envie de baffer ce pauvre James tellement sa façon de se laisser emporter par la courant en rêvassant est crispante. Même si le style est agréable, il n'a pas suffi à m'accrocher à ce court roman qui m'a un peu rappelé Le Tour du Malheur de Kessel, pareillement désuet et tristounet.
Ennuyeux au possible... je vais passer mon tour!! Aucune envie de m'ennuyer!!
Vouais, allez je t'autorise à le passer celui-là, et je t'absous!! Amen...
Ton concept de 4e de couv' est plutôt tentant. Tu devrais essayer de le vendre aux éditeurs, tu ferais le plaisir des lecteurs(trices) que nous sommes ;o)
Mais tu as raison, je crois que je gâche mon talent à ne rédiger au quotidien que de soporifiques rapports administratifs ;-))
Une surprise t'attend sur mon blog
http://deslivresettout.blogspot.com/
A bientôt
Anna Blume
Ayé vu, j'en suis encore toute retournée ;-p et je me dépêche de répondre.
J'attends avec impatience ton avis sur le Nobel 2008 !
Et bien figure-toi qu'après avoir eu vent de cette reconnaissance ultime, je me suis tout d'abord dit : "tiens j'aurais juré qu'il était mort".
Après cette pensée de haut niveau, je me suis creusé la soupière pour savoir quel bouquin j'avais lu de lui.
Réponse après 10 minutes de cogitation intense : aucun, ou alors je me souviens pas... et c'est pas bon signe!
Décidément très en forme, mon cheminement intellectuel (?) a été le suivant :
1- Je suis indécrottable, d'une inculture vraiment abyssale.
2- Facteur aggravant : je n'ai aucun Le Clézio dans ma PAL.
3- Facteur sur-aggravant : j'ai un bouquin de Céline Dion dans ma PAL.
4- Vite je file à la bib chopper du Le Clézio avant que les autres ne se l'arrachent (un petit volume fera l'affaire, c'est juste histoire de sauver l'honneur...).
... avez-vous déjà trouvé votre bonheur à la bibliothèque? Lequel avez-vous choisi? JMG Le Clézio a beaucoup écrit. En tout cas, ça en vaut la peine - j'en donne quelques impressions ici:
http://fattorius.over-blog.com/article-23966370.html
- si vous me permettez cette publicité.
Mais je vous en prie, je n'ai rien contre la pub quand elle est bien faite, et c'est aussi l'intérêt du blog que d'échanger.
Non, je n'ai pas encore trouvé mon bonheur à la bib pour la bonne raison que ces fâcheux n'ont (curieusement) pas apprécié que je rende 2 livres (très, il est vrai) en retard. Du coup, j'y suis temporairement persona non grata et Le Clézio devra attendre.
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