La chanson du jardinier
Une chose est sûre : Miss Lalli ne m'aura pas deux fois.
Après cet indigeste salmigondis policier, pas question de replonger dans cet univers brouillon, confus auquel je n'ai rien compris : c'est le premier et dernier bouquin que je lis de cet auteur.
M. Rao, le copropriétaire le plus odieux depuis que le concept d'immeuble existe à Bombay, a été retrouvé assassiné.
Comme cet horrible type se mêlait des affaires de tous, surtout pour y mettre le bordel et créer des conflits, la totalité des résidents est considérée comme suspecte.
Miss Lalli, 60 balais mais encore fringante, retraitée de la police de Bombay, prend à bras le corps cette énigme qui lui tombe dessus et entreprend de cuisiner ses voisins, en quête de la vérité.
Sur fond d'un poème absolument barré de Lewis Caroll, je me suis complètement perdue, incapable de me rappeler qui était qui, la multitude de personnages répondant à des noms impossibles.
Je n'ai même pas réussi à comprendre le mode de pensée de ces gugusses, à qui Rao fait les pires crasses (entre autres des vacheries qui poussent certains à demander le divorce ou à envisager des tests de paternité, on ne parle pas ici de petites broutilles de voisinage), et qui sont tous là, à pleurer la mort de cet emmerdeur de première, allant jusqu'à le regretter!!
Le roman m'a semblé bien trop long, pensum à la construction Agathachristesque, sympa quand on découvre le genre, mais qui finit par lasser.
Alors le plan "haha, vous avez tous les indices sous le nez, moi j'ai trouvé qui, pourquoi et comment, et vous?", avac la fameuse scène finale où tous les gens sont réunis pour écouter l'oracle, au secours!!!
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