La disparition de Judas
C'est officiel, je viens d'adouber Camilleri au rang de "nouvel auteur fétiche".
Et La disparition de Judas se trouve en bonne place dans mon classement personnel des livres qu'il faut avoir lus avant de mourir de la grippe A, ne serait-ce que pour trépasser le sourire aux lèvres.
Depuis des décennies, une pièce de théâtre retraçant le mystère de la Passion du Christ est donnée tous les ans à Vigata, la petite commune sicilienne créée de toutes pièces par Camilleri. La tradition veut que ce soient des habitants de Vigata qui incarnent les personnages.
Pato, le respectable comptable, a l'habitude d'incarner avec talent l'odieux Judas, jouant sur le contraste entre son image de citoyen irréprochable et le comportement inique de l'apôtre félon. En l'année 1890, Pato disparaît donc comme à l'accoutumée, une trappe s'ouvrant lors de la pendaison de Judas.
Les interrogations commencent lorsqu'on se rend compte que Pato n'a jamais réapparu. Démarre alors une enquête rocambolesque comme seul Camilleri sait les conter, alternant rapports de fonctionnaires consciencieux, lettres anonymes, articles de journaux partisans et courriers administratifs désopilants.
Toute l'histoire est retracée au travers de ces documents, et le résultat est spectaculaire : efficace, drolatique, original et extrêmement enlevé.
Si j'avais compris que ce roman n'en était finalement pas un, mais une suite de documents divers, je ne l'aurais jamais emprunté en bib.
Et j'aurais fait une erreur monstrueuse, j'en frémis rétrospectivement...
Definitely a it-book!!!
Merci pour cette découverte! Ca me donne bien envie de tester!
Tu m'en diras des nouvelles...