Le manuscrit de maître Godemer

 

Valentin Mouchet, bourgeois prospère qui se découvre un jour atteint de la peste lèpre, est enfermé dans une léproserie, où il se livre à des expériences d'alchimie, persuadé de découvrir le secret ultime de la pierre philosophale.

À la mort du lépreux, son esprit se réincarne successivement en trois personnages vivant à différentes époques mais qui tous, habitent et font fortune près des Champs-Élysées.

Le fil qui les relie est un manuscrit, dans lequel l'histoire de chacun est retranscrite.

Ainsi on traverse le temps et les époques avec Mouchet d'abord et le XVe siècle, puis Jacquemin, joueur fripon sous

la Régence. Clémence , la femme libérée du Second Empire et enfin George, le couturier d'avant-guerre complètent ce cycle.

Si le postulat initial d'un même esprit dans différents corps est sympa, j'ai trouvé que l'intrigue elle-même était un peu pauvre, et n'exploitait pas vraiment le filon.

Pour commencer, je n'ai rien compris aux histoires de transmutation, de Pierre des sages, de Lion Rouge qui dévore le Lion Vert avant d'obtenir le Grand Elixir Miraculeux en passant par le dernier degré de l'échelle de Jacob, moi pour qui le summum de l'alchimie consiste à réussir une béchamel sans faire de grumeaux.

En fait, je n'ai pas perçu un lien si fort entre les autres personnages, et les 4 histoires sont finalement assez décousues. Leur intérêt a - pour ma part - résidé dans l'évocation de Paris à des époques différentes très imagée et colorée, animée par les conflits, révoltes et guerres qui ont marqué ces siècles.

 

A lire si  :

- vous n'avez rien à faire,

- comme moi vous il vous supplie de le sortir du rayonnage de

la Bib Municipale sur lequel il croupit,

- vous pensez que ce bouquin peut vous apporter des éléments déterminants dans votre quête de

la Pierre Philosophale (dans ce cas, la lecture de la première partie Le Temps des Lépreux devrait vous suffire),

- votre plan B c'est "la maîtresse de Brecht" de J-P Amette ;-p

 


hum. Je trouve déjà suspect qu'ayant la peste, ce brave homme soit enfermé dans une léproserie. A quand les services de maladies infectieuses sectorisés, je vous le demande. Mais bon....je crois que j'ai un plan B, finalement. C'est toujours Kafka sur le rivage, et après Ishiguro. Deux Japonais à la suite l'un de l'autre. Sauf que l'un est plus japonais que l'autre. Je reporte la quête de la Pierre  Philosophale à un autre jour. J'ai peut être tort.



Ah, mais non, pas du tout.......!!!!!Je suis attentive, oui, car j'aime bien ton humour, mais c'est moi qui m'excuse! Je ne voyais pas du tout le problème de mettre quelqu'un qui avait la peste dans une léproserie à l'époque. C'était juste une réflexion amusée, n'y vois pas du tout une critique, houlala:):):)Remarque que si on y réfléchit ( et ça vaut toujours le coup de réfléchir et de laisser voguer son imagination, en tout cas, ça me fait rire, c'est le principal....:), il pourrait être lépreux et avoir attrapé la peste bubonique. Des bubons sur des moignons. Ca raccourcit l'histoire, oui, tu as raison, mais ça la complique aussi.......:):)Désolée de ce malentendu!


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