La consolante
J'avais lu sur La Consolante pas mal de choses, notamment que le récit était clairement coupé en deux, que la première partie était un poil longue, qu'on retrouvait bien le style de Ensemble, c'est tout dans la deuxième…
Tout est vrai. Pour une fois, j'ai trouvé dans le roman exactement ce qu'on m'avait annoncé, et – je sais, je ne suis jamais contente – j'ai détesté cela.
C'est presque pire que si on m'avait raconté l'histoire avant de le lire. Ça veut dire que je suis d'accord avec tout, et cette idée m'insupporte. Mais honnêtement, je ne trouve rien de plus à ajouter. Enfin je vais quand même essayer.
La première partie est très longue. Franchement, je ne sais pas si j'aurais tenu le coup sans l'attente de la seconde (donc, c'était pas mal de savoir que ça allait s'améliorer, ok, j'avoue). Mais vraiment trèèèèèès longue. Parce qu'on comprend rapidement que Charles, architecte, vit à côté de ses pompes, et qu'à l'aube de la cinquantaine, face à une sorte de faire-part de décès, il réalise ô combien sa vie est toute pourrie. Enfin, pas toute pourrie mais bien entamée par le pourrissement quand même.
Alors le faire passer une bonne centaine de pages à ramer, tourner, déprimer, prendre l'avion, bosser, s'interroger, et tout et tout, c'est trèèèèèès long.
Jusqu'à Kate.
Et là, il revit, se redécouvre, se reprend en main, fait des choix.
Part à New-York, achète de la crème pour les mains (du moins, c'est ce que j'ai compris), dévalise les réserves de whisky d'une épicerie parisienne.
Déménage.
Divorce.
Oh mon Dieu, je me gavaldise à nouveau…
Bon, pour vous la faire courte (il vous faut un peu de temps libre si vous voulez lire La consolante), et bien que j’aie adoré le petit clin d’œil au premier opus (sous forme de déjeuner au resto), j'ai moins aimé que Ensemble, c'est tout à cause de ce manque d'homogénéité dans la forme, et d'un final un peu attendu dans le fond.
Mais c'est sans doute aussi parce que je suis terriblement jalouse des personnages de Gavalda qui vivent dans des fermes moisies, avec des animaux qui puent, dorment dans des sacs de couchage toute l'année, vont à la fête de l'école et qui transpirent le bonheur si fort qu'on se dit : "mouais, peuh, c'est pas la vraie vie, ça". Parce que justement, et si c'était la vraie vie?
Je ne mets pas de liens vers d'autres blogs, il y en a pléthore, qui reflètent tous plus ou moins le même avis en demi-teinte. Et pis c'est tout.
Ensemble, c'est tout
Encore un livre qu'on m'a prêté, et qui a vraiment été un choc ; au point de rentrer dans mon top 10 personnel!! Si vous avez déjà, au détour de "Je l'aimais" ou de "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part", croisé sa plume, vous vous serez rendu compte que Gavalda la manie plutôt bien. Elle réussit, et ce n'est pas une mince affaire, à allier un style ne souffrant d'aucune approximation grammaticale à une légèreté et une grâce qui font couler les mots tout simplement... une vraie magie!!
Dans cet opus, récemment sorti en poche, on découvre 4 personnages, tous un peu normaux, tous un peu paumés quand même, avec des brèches et des forces inattendues, avec des brûlures et des rêve de vie... Au fil des pages, ces gens se croisent, se rencontrent et se lient, un peu comme des morceaux de puzzle. Rien de très original? C'est vous qui le dites, parce que les histoires, racontées par Gavalda, ont vraiment un goût de jamais vu, un parfum de découverte...
Savourez chaque page, car, même si vous avez l'impression qu'elles sont nombreuses, la dernière arrivera bien trop vite...
C'est vous qui le dites