La cité des jarres

Cochon d'Allemand

Conjuration Casanova
Le succès retentissant du Code a dû en inspirer certains, qui se sont dit : pourquoi pas nous ? Si Brown est foutu d’inonder la galaxie avec ses devinettes à trois francs et son décryptage complètement barré de l’histoire catholique, on doit bien pouvoir faire la même chose en se creusant un peu la soupière !!
Et hardi petit, vas-y que je me mets au boulot, que je te prends des éléments réputés efficaces (enquête policière + sexe), une bonne dose de souffre (les agissements mégalomaniaques du gourou d’une secte branchée spiritualité et érotisme) et pimentons le tout grâce à
Ah oui, j’oubliais, collons un titre vendeur : Conjuration Casanova.
J’ai l’excuse d’avoir besoin d’un titre avec le mot conjuration pour compléter ma LALITA avant sa date de péremption, celui que j’avais initialement prévu n’étant pas dispo à la bib.
Je ne sais même plus que vous dire d’autre sur ce bouquin, qui m’a fort désappointée.
Sur le fond, l’intrigue est un peu sommaire : le gourou susmentionnée organise le massacre de ses fidèle sur un bûcher, mais une jolie pépette en réchappe et veut le retrouver pour lui faire
On se balade de Paris à Venise en passant par les processions andalouses de Grenade, on surfe avec les nouvelles technologies, on en apprend sur Casanova à travers ses mémoires (mais sont-ce les vraies ?) et surtout on frôle la science fiction dans un final pas piqué des hannetons.
Bref, on trouve de tout, à boire et à manger dans ce bouquin !
Sur la forme, des chapitres trop courts (pour encourager le lecteur du DVC, que pourrait rebuter des chapitres consistants ?) qui hachent insupportablement le récit, un piti lexique sur les termes de la maçonnerie (pour les lecteurs qui ne se doutent pas que le tablier se porte autour de la taille ou qui ignorent ce que sont des gants) et, pour les fans, le début du nouveau bouquin commis par les deux compères : Frère de sang.
Si jamais, malgré mes encouragements, vous ne souhaitiez pas faire l’acquisition de ce poche, pour la coquette somme de 7,10€ (ce qui fait quand même
Comme je suis bonne fille, je vous régale de ce cliché sublime, qui combine savamment tous les ingrédients du bouquin : mystère (le regard pénétrant), classe (le col roulé noir, en laine), réflexion philosophique (la main sur la tempe) et bien sûr, sensualité (la couleur violette).
Les hommes dénaturés
D'après la 4e de couv "Nancy Kress est une remarquable écrivaine de science-fiction", et "elle montre encore une fois toute la force de son talent dans une réflexion dérangeante sur les dérives de la science et la catastrophe écologique".Comme je ne suis pas une spécialiste du genre, je n'ai pas trop les moyens de comparer. Mais bon, en même temps, j'aime à penser que la lecture de 200 titres de sf ne m'est pas indispensable pour être éventuellement dérangée par une quelconque réflexion (ouais je sais, je suis une dingue).
Ainsi, j'ose croire que le rédacteur de cette 4e s'est un peu enflammé. En même temps, on ne peut lui en vouloir : faut draguer le lecteur pour qu'il achète le bouquin (naaaan, je ne l'ai pas acheté, on me l'a prêté. Et pis je ne suis pas une fille facile de toute façon). Donc il a collé un wondebra pour pallier le manque d'épaisseur, et roule ma poule.
D'ailleurs, l'idée de départ n'est pas mal : en 2030, la fertilité des humains est au plus bas, l'enfant est devenu un objet rare et si certains reportent leur affections sur des animaux de compagnie, d'autres sont prêts à tout pour récupérer un vrai bébé. Flairant l'aubaine, de méchantes gens que n'étouffent pas les scrupules – la génétique humaine est interdite – se sont mis à cogiter sur un concept innovant : de petits singes sur lesquels sont greffés des visages humains obtenus par clonage. Le produit fait un carton sous le manteau jusqu'au jour où une jeune recrue de l'armée tombe face à un spécimen, et décide de mener l'enquête, mettant le doigt sur un trafic dont l'ampleur la dépasse complètement.
Sauf que l'enquête en question perd de la consistance à chaque page et tombe dans des facilités téléphonées. On ne parvient pas à accrocher, tout est laborieux et on se lasse peu à peu, une fin convenue arrivant à point nommé pour clore ce roman bien fade.
Je propose donc une 4e de couv plus proche de la vérité qui se terminerait ainsi : "Nancy Kress est habituellement une remarquable écrivaine de sf, mais elle n'a cette fois pas forcé son talent dans une réflexion peu innovante sur les dérives de la science et la catastrophe écologique."
Le rire de l'ogre

L'empreinte du diable
Mendiants et Orgueilleux
Un meurtre est commis dans un bordel du Caire : Gohar, mendiant philosophe, pris d’un coup de folie dû au manque de haschich vient d’étrangler une des pensionnaires de la maison close dont il assure occasionnellement la comptabilité.Pas facile de voler des chevaux

Ronde de nuit
4 personnages apparaissent dans les brumes du Londres de 1947 : Viv, Duncan, Kay et Helen. Dans un étrange climat d’après-guerre, ces quatre survivants tentent de continuer à exister, malgré les souvenirs du conflit et leur propre vécu de cette période : Viv persévère dans une liaison sans avenir avec un homme marié, Duncan – hébergé par un oncle un peu bizarre – bosse à l’usine, Kay vit seule et Helen assiste, impuissante, à la fin de sa liaison avec Julia…
C'est vous qui le dites